13 février 2007


Dimanche 12 février, à Villepinte, devant plus de 15.000 personnes, Ségolène Royal a dévoilé son pacte présidentiel. Parmi les 100 mesures inscrites dans son programme, la candidate socialiste a présenté un plan de lutte contre les discriminations dans lequel figurent la garantie de l'égalité des droits pour les couples de même sexe (mesure n°87), le renforcement des moyens de la Halde (mesure n°86) et le respect de l'égalité hommes-femmes (mesure n°85). En matière de santé, elle défend la mise en œuvre d'un grand plan de prévention et de recherche des maladies graves, notamment pour le sida et le cancer (mesure n°36). Ségolène Royal s'est également engagée, si elle était élue, à sanctionner les refus de soins pour les bénéficiaires de la CMU, défendre l'accès aux soins des malades dans les pays en développement, par la promotion de médicaments génériques moins coûteux (mesure n°46). Elle a déjà annoncé que la première loi qui serait présentée au Parlement portera sur les violences conjugales, dont elle veut faire une priorité nationale (mesure n°53).
Et pendant ce temps là... à l'Elysée...
Le couple présidentiel semble préparer, en douceur, leurs derniers jours à l’Elysée.
Le chef de l’Etat a-t-il décidé de jeter l’éponge, de ne pas se représenter à l’Elysée pour un 3e mandat ? Tout concoure à le penser : l’union sacrée autour de Sarkozy qui lui laisse peu d’espace politique, la tonalité d’une campagne centrée sur le renouvellement de la classe politique et puis, il y aussi un bilan qui beaucoup de français jugent mauvais aujourd’hui. Tout donc, nous fait dire qu’il fera ses adieux en mai prochain en confiant les rênes à son (sa) successeur. Alors, évidemment, la décision, souveraine sera annoncée par Jacques Chirac à la fin février. Mais plusieurs éléments laissent peu de doute quant aux intentions présidentielles. D’abord l’émission de Michel Drucker Vivement Dimanche diffusée sur France 2. Jacques Chirac y déclare ''il y a une vie après la politique''. ''Cette maison va me manquer'' rajoute Bernadette Chirac parlant du Palais de l’Elysée. L’autre fait, plus parlant encore est le livre du journaliste Pierre Péan. Un livre de conversations avec Jacques Chirac qui n’est qu’un testament politique dans lequel chef de l’Etat se livre parait-il comme jamais. S’il a déjà pris sa décision d’en rester là, Jacques Chirac doit maintenant préparer sa sortie scène. Dans quelques jours, le Congrès se réunira à Versailles pour notamment inscrire dans la Constitution, l’interdiction de la peine de mort. Ca sera alors le dernier acte politique de Jacques Chirac. A moins que le dernier ne soit la désignation de son successeur. Va-t-il adouber Nicolas Sarkozy ? C’est une question importante car le passage témoin fera bel et bien parti de son bilan politique. Plus qu’une poignée de jours à l’Elysée donc, et après ? Ce boulimique de travail qu’est Jacques Chirac à plusieurs scénarios devant lui, tous à la hauteur d’une carrière politique longue de plus de 40 ans. Il y a le Conseil Constitutionnel dont il est – en tant que président (futur) sortant, un membre de droit. Mais Jacques Chirac serait semble-t-il davantage tourné vers la présidence d’une organisation internationale telle l’ONU-E – Nations Unies de l’Environnement - dont il appelle à la création depuis de longs mois. Il rejoindrait alors Clinton et Al Gore qui ont font de l’environnement un combat politique puis, une fois le pouvoir quitté, personnel...

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